BCG-MEDAC subst sèche c solv (nc 04/26)
Labatec Pharma SA
Information professionnelle approuvée par Swissmedic
BCG-medac, poudre et solvant pour suspension intravésicale
L’efficacité et la sécurité de BCG-medac ont été examinées par Swissmedic uniquement de manière sommaire. L’autorisation de BCG-medac est basée sur BCG-medac, informations mises à jour en décembre 2024, qui contient la même substance active et est autorisé en Allemagne.
Composition
Principes actifs
Bactéries BCG (Bacille de Calmette-Guérin) provenant de Mycobacterium bovis, germe RIVM dérivé du germe 1173P2 (2 x 108 à 3 x 109 unités viables), vivantes atténuées
Excipients
Poudre: polygéline, glucose et polysorbate 80.
Solvant: chlorure de sodium (9 mg/mL, équivalent à 3,54 mg de sodium/mL) et eau pour préparations injectables.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité
Poudre et solvant pour suspension intravésicale
Poudre:
Poudre blanche ou presque blanche ou lyophilisat poreux avec des teintes jaunes et grises
Solvant:
0,45 g/50 mL chlorure de sodium (solution incolore et limpide)
Après reconstitution, un flacon contient:
2 x 108 à 3 x 109 unités formant colonies (UFC), bactéries vivantes atténuées BCG (Bacille de Calmette-Guérin) provenant de Mycobacterium bovis, germe RIVM dérivé du germe 1173P2.
Indications/Possibilités d’emploi
Traitement du carcinome urothélial non-invasif de la vessie:
- Traitement curatif du carcinome in situ
- Traitement prophylactique de la récidive du:
- carcinome urothélial limité à la muqueuse:
- pTa G1‑G2 s'il s'agit d'une tumeur multifocale et/ou récidivante
- pTa G3
- carcinome urothélial envahissant la lamina propria mais pas le muscle de la vessie (pT1)
- carcinome in situ
- carcinome urothélial limité à la muqueuse:
Posologie/Mode d’emploi
BCG-medac doit être administré par des professionnels de santé expérimentés dans ce type de traitement.
BCG‑medac est destiné à une utilisation intravésicale après reconstitution.
Pour les instructions concernant la préparation de la suspension de BCG‑medac avant administration, voir la rubrique « Remarques particulières ».
Posologie
Adultes et personnes âgées
Le contenu d'un flacon, remis en suspension comme indiqué, est requis pour une instillation vésicale.
Traitement d'induction
Le traitement par BCG doit être instauré environ 2 à 3 semaines après la résection transurétrale (RTU) ou après la biopsie vésicale sans cathétérisme traumatique et doit être répété chaque semaine pendant 6 semaines. Cette thérapie doit être suivie d'un traitement d'entretien pour les tumeurs à risque intermédiaire et élevé. Les schémas de traitement d'entretien sont décrits ci-dessous.
Traitement d'entretien
Sur la base d'études cliniques, un traitement d'entretien est fortement recommandé à la suite d'un traitement d'induction. Le schéma thérapeutique d'entretien recommandé consiste en 1 instillation par semaine pendant 3 semaines administrées sur un minimum de 1 an et jusqu'à 3 ans aux 3ème, 6ème, 12ème, 18ème, 24ème, 30ème et 36ème mois. Dans le cadre de ce schéma, jusqu'à 27 instillations sont administrées pendant une période de trois ans.
Bien que le traitement d'entretien réduise les récidives et puisse réduire la progression de la maladie, les réactions indésirables et l'inconfort liés au traitement peuvent l'emporter sur les bénéfices chez certains patients. Par conséquent, il est important d'évaluer le rapport bénéfice/risque et de prendre en compte les préférences du patient avant de débuter ou de poursuivre le traitement d'entretien. Le besoin de poursuivre un traitement d'entretien tous les 6 mois au-delà de la première année de traitement doit être évalué sur la base de la classification de la tumeur et de la réponse clinique.
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité de BCG‑medac chez les enfants n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.
Mode d'administration
Le patient ne doit pas boire au cours des 4 heures qui précèdent l'instillation et pendant 2 heures après l'instillation.
Un cathéter uréthral est inséré dans la vessie dans des conditions d'asepsie. Une quantité suffisante de lubrifiant doit être utilisée pour réduire le risque de traumatiser la muqueuse urinaire et par conséquent le risque de complications graves, ainsi que pour réduire l'inconfort lié à la procédure pour le patient. La vessie doit être vidée avant l'instillation du BCG. Un drainage complet de la vessie après la pose du cathéter réduit la quantité de lubrifiant résiduel qui pourrait avoir atteint la vessie avant l'instillation de BCG‑medac.
BCG‑medac est introduit dans la vessie au moyen d'un cathéter et à basse pression. La suspension de BCG‑medac instillée devrait rester dans la vessie pendant une période de 2 heures. Pendant ce temps, la suspension doit rester en contact suffisant avec toute la surface de la muqueuse vésicale. Par conséquent, le patient doit être mobilisé autant que possible ou, s'il est alité, il doit être retourné d'une position sur le dos à une position sur l'abdomen et vice versa toutes les 15 minutes. Deux heures plus tard, le patient doit éliminer la suspension instillée en position assise. Si cela n'est pas possible, le patient doit être cathétérisé par un professionnel de santé afin d'assurer l'évacuation complète de l'urine résiduelle. Une fois la vessie vidée, les toilettes doivent être nettoyées à l'aide de désinfectants standards.
S'il n'existe pas de contre-indication médicale spécifique, une hyperhydratation du patient est conseillée pendant les 48 heures qui suivent chaque instillation.
Carte de surveillance patient
Les patients doivent être informés des risques liés au traitement ainsi que des précautions à prendre pour une utilisation sûre de BCG-medac. De plus, la carte de surveillance patient doit être remise avant le début du traitement.
Traçabilité
Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique «Composition».
BCG‑medac ne doit pas être utilisé chez les immunodéprimés ou les personnes présentant un déficit immunitaire congénital ou acquis causé par la pathologie concomitante (par ex. un sérodiagnostic du VIH positif, une leucémie ou un lymphome), un traitement anticancéreux (par ex. par des médicaments cytostatiques, une radiothérapie) ou un traitement immunosuppresseur (par ex. par des corticostéroïdes).
Hématurie macroscopique
Le traitement doit être reporté jusqu'à la disparition de l'hématurie macroscopique.
BCG‑medac ne doit pas être administré à des personnes atteintes d'une tuberculose évolutive ou présentant des maladies nécessitant l'utilisation de tuberculostatiques tels que la streptomycine, l'acide para-aminosalicylique (PAS), l'isoniazide (INH), la rifampicine et l'éthambutol. La présence d'une tuberculose évolutive doit être exclue au moyen d'une anamnèse appropriée et, si cela est indiqué, par les tests diagnostiques pratiqués conformément aux recommandations locales.
Antécédents de radiothérapie de la vessie.
Le traitement par BCG‑medac est contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement (voir rubrique « Grossesse, Allaitement »).
BCG‑medac ne doit pas être instillé avant 2 à 3 semaines suite à une RTU, une biopsie vésicale ou un cathétérisme traumatique.
Perforation de la vessie susceptible d'entraîner un risque accru d'infections systémiques sévères (voir rubrique « Mises en garde et précautions »).
Infection urinaire aiguë (voir rubrique « Mises en garde et précautions »). Une leucocyturie asymptomatique isolée et une bactériurie asymptomatique ne sont pas des contre-indications pour le traitement intravésical par BCG‑medac, et une prophylaxie antibiotique n'est pas nécessaire.
Des infections fébriles ou une fièvre inexpliquée.
Mises en garde et précautions
BCG‑medac ne doit pas être administré par voie sous-cutanée, intradermique, intramusculaire ou intraveineuse ou sous forme de vaccin contre la tuberculose.
Traitement des symptômes, signes ou syndromes voir rubrique « Effets indésirables ».
Précautions relatives à la manipulation
BCG‑medac ne doit pas être manipulé dans la même pièce et par le même personnel que celui qui prépare des médicaments cytotoxiques pour administration intraveineuse. BCG‑medac ne doit pas être manipulé par une personne atteinte d'un déficit immunitaire connu. Le contact de BCG‑medac avec la peau ou les muqueuses doit être évité. Une contamination peut entraîner une réaction d'hypersensibilité ou une infection de la région concernée.
Renversement accidentel de BCG‑medac
En cas de renversement accidentel d'une suspension de BCG‑medac, traiter avec un désinfectant possédant une activité démontrée contre les mycobactéries. Les éclaboussures sur la peau doivent être traitées avec un désinfectant approprié.
Recommandations d'hygiène générale pour le patient
Il est recommandé de se laver les mains et la région génitale après les mictions. Ceci est particulièrement important lors des premières mictions après l'instillation de BCG. En cas de contamination de lésions cutanées, il est recommandé d'utiliser un désinfectant approprié.
Tests à la tuberculine
Intradermoréactions
Le traitement intravésical par BCG‑medac peut induire une sensibilité à la tuberculine et compliquer l'interprétation ultérieure des tests à la tuberculine intradermiques réalisés pour diagnostiquer une infection mycobactérienne. Donc, la réactivité du patient à la tuberculine devrait être réalisée avant l'administration de BCG‑medac.
Détection du Bacille de Calmette-Guérin
Les médecins doivent garder à l'esprit que des résultats négatifs pour la présence du germe d'une culture de biopsie et des résultats d'analyse négatifs n'excluent pas une infection systémique au BCG. Dans plusieurs cas, les germes n'ont pas été détectés même si le patient présentait une infection systémique au BCG. Les méthodes disponibles (microscopie, PCR et/ou cultures et/ou une détection histologique compatible avec la tuberculose) ne sont pas fiables.
Infections/réactions systémiques sévères au BCG
Une instillation traumatique peut provoquer une septicémie due au BCG accompagnée éventuellement d'un choc septique et d'une situation engageant le pronostic vital. Pour les options de traitement, voir la rubrique « Effets indésirables ».
L'infection urinaire doit être exclue avant chaque instillation vésicale de BCG (une inflammation de la muqueuse vésicale peut augmenter le risque de dissémination hématogène du BCG). Si une infection urinaire est diagnostiquée pendant le traitement par BCG, le traitement doit être interrompu jusqu'à la normalisation des résultats d'analyse d'urine et la fin du traitement par antibiotique.
La possibilité d'infections systémiques sévères dues au BCG ainsi que la nécessité du traitement antituberculeux doit être envisagée avant l'instauration du traitement par BCG, en particulier chez les patients âgés (voir « Patients âgés ») et les patients atteints d'insuffisance hépatique.
Des infections/réactions systémiques sévères au BCG ont été signalées dans moins de 5 % de la population étudiée. Pour les signes et symptômes, voir rubrique « Effets indésirables ».
En cas de suspicion d'une infection systémique, un spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté. Une infection au BCG peut être potentiellement fatale. Veuillez consulter la rubrique « Effets indésirables ».
Contrairement aux infections systémiques, le syndrome de Reiter se présente comme une réaction à médiation principalement immunitaire qui n'est pas nécessairement provoquée par la dissémination du BCG, mais qui peut être également déclenchée au BCG se trouvant uniquement dans les voies urinaires.
Faible capacité vésicale
Les patients dont la capacité vésicale est faible courent un risque accru de contracture de la vessie.
HLA B27
Chez les patients qui sont HLA B27 positifs, la survenue d'une arthrite réactionnelle ou syndrome de Reiter est plus fréquente.
Réactivation d'une infection latente au BCG (y compris le retard de diagnostic)
Des cas isolés de persistance du BCG dans le corps pendant plusieurs années ont été rapportés. Ces infections latentes au BCG peuvent resurgir des années après l'infection initiale et peuvent notamment donner lieu à une pneumopathie granulomateuse, des abcès, des anévrismes infectés, une infection d'un implant, d'un greffon ou du tissu environnant.
Le patient doit être averti de la possibilité de réactivation tardive d'une infection latente au BCG et informé de la conduite à tenir en cas d'apparition de symptômes tels que fièvre et perte de poids de cause inconnue.
En cas de suspicion de réactivation d'une infection latente au BCG, un spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté.
Patients âgés
L'administration du BCG chez les patients âgés n'est pas contre-indiquée. Toutefois, le risque d'une infection/réaction systémique au BCG doit être envisagé avant de réaliser l'administration initiale. Les patients âgés peuvent souffrir d'insuffisance rénale ou hépatique, ce qui peut avoir une influence sur le traitement par des médicaments antituberculeux en cas d'infection/réaction systémique sévère au BCG. La prudence s'impose également pour les patients âgés présentant un état de santé affaibli.
Patients en contact avec des personnes immunodéprimées
Les patients traités par BCG‑medac doivent prendre des mesures hygiéniques adaptées s'ils sont en contact avec des patients immunodéprimés. M. bovis est moins pathogène que M. tuberculosis et aucune transmission de personne à personne n'a encore été signalée à ce jour, mais elle ne peut pas être exclue en particulier chez les patients immunodéprimés.
Transmission sexuelle
Jusqu'à présent, une transmission sexuelle du BCG n'a pas été rapportée mais il est recommandé d'utiliser un préservatif pendant les rapports sexuels pendant une semaine après le traitement par BCG.
Interactions
Les bactéries BCG sont sensibles aux médicaments antituberculeux (par ex. l'éthambutol, la streptomycine, l'acide para-aminosalicylique [PAS], l'isoniazide [INH] et la rifampicine), aux antibiotiques et aux antiseptiques. Une résistance au pyrazinamide et à la cyclosérine a été décrite.
L'administration concomitante d'antituberculeux et d'antibiotiques comme les fluoroquinolones, la doxycycline ou la gentamicine doit être évitée pendant le traitement par instillation intravésicale de BCG en raison de la sensibilité du BCG à ces médicaments.
Grossesse/Allaitement
Grossesse
Il n'existe pas de données ou il existe des données limitées sur l'utilisation du BCG chez la femme enceinte. Aucune étude sur la reproduction n'a été effectuée chez l'animal. BCG‑medac est contre-indiqué pendant la grossesse.
Allaitement
Il n'existe pas de données suffisantes sur l'excrétion du BCG/métabolites dans le lait maternel. BCG‑medac est contre-indiqué pendant l'allaitement (voir rubrique «Contre-indications»).
Fertilité
Il a été observé que le traitement intravésical par BCG avait des effets nocifs sur la spermatogenèse et pouvait entraîner une oligospermie ou une azoospermie. Les études effectuées chez l'animal suggèrent que ces effets pourraient être transitoires et réversibles. Cependant, il est souhaitable que les hommes se fassent conseiller sur les possibilités de conservation du sperme avant de débuter le traitement.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
Des symptômes locaux ou systémiques pendant un traitement par BCG‑medac peuvent affecter l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Effets indésirables
Des effets indésirables bénins et transitoires sont fréquents et peuvent augmenter au cours du traitement.
Fréquemment une myalgie et occasionnellement une arthrite/arthralgie et un rash cutané peuvent survenir. Dans la majorité des cas d'arthrite, d'arthralgie et de rash cutané, ils peuvent être attribués à des réactions d'hypersensibilité au BCG. Dans certains cas, il peut être nécessaire d'arrêter l'administration du BCG‑medac.
Effets indésirables locaux
Une gêne et des douleurs à la miction ainsi qu'une fréquence mictionnelle excessive surviennent chez près de 90 % des patients. La cystite et une réaction inflammatoire (granulomes) peuvent constituer une part essentielle de l'activité anti-tumorale. Autres effets indésirables locaux occasionnellement observés: hématurie macroscopique, infection urinaire, rétraction vésicale, obstruction urinaire, contracture vésicale, prostatite granulomateuse symptomatique, orchite et épididymite. Des abcès rénaux sont rarement observés. En outre, des troubles génitaux (par exemple douleur vaginale, dyspareunie) peuvent survenir à une fréquence inconnue.
Réaction systémique au BCG transitoire
Un état subfébrile, un syndrome pseudo‑grippal et une sensation d'inconfort général peuvent survenir. Ces symptômes disparaissent dans les 24 à 48 heures et doivent faire l'objet d'un traitement symptomatique standard. Ces réactions sont les signes du début d'une réaction immunitaire. Tous les patients recevant le médicament doivent être surveillés étroitement et il convient de leur conseiller de signaler toute apparition de fièvre et de manifestations autres qu'urinaires.
Infections/effets indésirables systémiques sévères
Il est difficile de distinguer une infection au BCG d'une réaction immunitaire au BCG, car les symptômes sont très similaires au début. En revanche, une réaction systémique transitoire au BCG est un effet indésirable très fréquent qui doit être différencié. Les signes et symptômes cliniques d'une infection/réaction au BCG sont au début une fièvre de plus de 39,5 °C pendant au moins 12 heures, une fièvre de plus de 38,5 °C pendant au moins 48 heures et une aggravation de l'état général.
Les signes caractéristiques d'une infection sont le développement d'une miliaire pulmonaire, une hépatite granulomateuse, des anomalies du bilan biologique hépatique (en particulier une élévation de la phosphatase alcaline), un dysfonctionnement organique (en dehors de l'appareil génito-urinaire) avec inflammation granulomateuse à la biopsie avec le temps.
En cas de suspicion d'infection systémique, un spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté. Une infection au BCG peut être potentiellement fatale.
Bien que les symptômes d'une infection systémique au BCG ne soient pas différents de ceux de la tuberculose, le patient n'a pas besoin d'être isolé, parce que M. bovis est moins pathogène pour les humains que M. tuberculosis.
En cas de réactivation d'une infection latente, les premiers symptômes sont généralement une fièvre et une perte de poids de cause inconnue. Plusieurs rapports de cas montrent que le diagnostic est difficile, car les symptômes varient et les médecins ne suspectent pas de lien de causalité avec l'infection au BCG.
Un diagnostic correct et précoce, et de ce fait un traitement approprié, est important pour l'issue, en particulier chez les patients âgés ou affaiblis pour éviter des conséquences fatales. Veuillez noter qu'il existe une carte de surveillance patient dédiée sur ce sujet qui doit être remise au patient (voir également rubrique « Mises en garde et précautions »).
En cas de suspicion d'une réactivation d'une infection au BCG latente, un spécialiste des maladies infectieuses doit être consulté.
L'utilisation additionnelle de corticoïdes pourrait être recommandée en cas de septicémie, de réactions granulomateuses (poumons ou foie, par ex.) et d'autres réactions d'origine immunitaires.
Les effets indésirables sont répertoriés ci-dessous par classe de systèmes d'organes et par fréquence. La fréquence est définie comme: très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, < 1/10), occasionnel (≥1/1 000 à < 1/100), rare (≥1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque fréquence de groupe, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Infections et infestations | |
|---|---|
Très fréquent | Cystite et réactions inflammatoires (granulomes) de la vessie, prostatite granulomateuse asymptomatique |
Occasionnel
| Infection urinaire, orchite, épididymite, prostatite granulomateuse symptomatique, infection/réaction systémique sévère au BCG, septicémie à BCG, miliaire pulmonaire, abcès cutané, syndrome de Reiter (conjonctivite, oligoarthrite asymétrique et cystite) |
Rare | Infection vasculaire (par ex. anévrisme infecté), abcès rénal |
Très rare | Infection au BCG des implants et tissus environnants (par ex. infection d'un greffon aortique, d'un défibrillateur cardiaque, d'une prothèse de hanche ou de genou), infection des ganglions lymphatiques locaux, ostéomyélite, infection de la moelle osseuse, péritonite, abcès du psoas, infection du gland du pénis, orchite ou épididymite résistant à un traitement antituberculeux |
Affections hématologiques et du système lymphatique | |
Occasionnel | Cytopénie, anémie |
Très rare | Lymphadénite cervicale |
Fréquence inconnue | Syndrome hémophagocytaire |
Affections du système immunitaire | |
Très fréquent | Réaction systémique au BCG transitoire (fièvre < 38,5 °C, syndrome pseudo‑grippal incluant malaise, fièvre, frissons, inconfort général, myalgie) |
Très rare
| Réaction d'hypersensibilité (par ex. œdème des paupières, toux) |
Affections oculaires | |
Très rare
| Choriorétinite, conjonctivite, uvéite |
Affections vasculaires | |
Occasionnel | Hypotension |
Très rare | Fistule vasculaire |
Fréquence inconnue | Vasculite (y compris vasculite du système nerveux central) |
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | |
Occasionnel | Granulome pulmonaire |
Affections gastro-intestinales | |
Très fréquent | Nausées |
Fréquent | Diarrhée, douleurs abdominales |
Très rare | Vomissements, fistule intestinale |
Affections hépatobiliaires | |
Occasionnel | Hépatite |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | |
Occasionnel | Eruption cutanée |
Affections musculo-squelettiques et systémiques | |
Fréquent | Myalgie |
Occasionnel | Arthrite, arthralgies |
Affections du rein et des voies urinaires | |
Très fréquent | Mictions fréquentes avec gêne et douleur |
Fréquent | Incontinence urinaire |
Occasionnel | Hématurie macroscopique, rétention vésicale, obstruction des voies urinaires, vessie contractée |
Fréquence inconnue | Insuffisance rénale, pyélonéphrite, néphrite (dont néphrite tubulo-interstitielle, néphrite interstitielle et glomérulonéphrite) |
Affections des organes de reproduction et du sein | |
Fréquence inconnue
| Troubles génitaux (par ex. douleur vaginale, dyspareunie), oligospermie, azoospermie |
Troubles généraux et anomalies au site d'administration | |
Très fréquent | Fatigue |
Fréquent | Fièvre > 38,5 °C |
Très rare | Œdème périphérique |
Investigations | |
Occasionnel | Enzymes hépatiques augmentées |
Fréquence inconnue | Antigène spécifique prostatique (PSA) augmenté |
Recommandations thérapeutiques, voir le tableau ci‑dessous.
Traitement de symptômes et syndromes | |
|---|---|
Symptômes ou syndrome | Traitement |
1) Symptômes d'une irritation vésicale durant moins de 48 heures | Traitement symptomatique |
2) Symptômes d'irritation vésicale durant au moins 48 heures | Arrêter le traitement par BCG‑medac et instaurer un traitement par des quinolones. S'il n'y a pas disparition complète des symptômes après 10 jours, administrer de l'isoniazide (INH)* pendant 3 mois. En cas de traitement antituberculeux, le traitement par BCG‑medac doit être interrompu. |
3) Infection bactérienne concomitante des voies urinaires | Différer le traitement par BCG‑medac jusqu'à l'obtention d'une culture urinaire négative et jusqu'à la fin de l'antibiothérapie. |
4) Autres effets indésirables génito-urinaires: prostatite granulomateuse symptomatique, épididymite et orchite, obstruction urétrale et abcès rénal | Arrêter le traitement par BCG‑medac. Administrer de l'isoniazide (INH)* et de la rifampicine*, pendant 3 à 6 mois. En cas de traitement antituberculeux, le traitement par BCG‑medac doit être interrompu. |
5) Fièvre de moins de 38,5 °C durant moins de 48 heures | Traitement symptomatique par le paracétamol. |
6) Eruption cutanée, arthralgies ou arthrite ou syndrome de Reiter
| Arrêter le traitement par BCG‑medac. Envisager une consultation chez un spécialiste des maladies infectieuses. Administrer un antihistaminique ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Un traitement à base de cortisone doit être envisagé en cas de réaction d'origine immunitaire. En l'absence de réponse, administrer de l'isoniazide* pendant 3 mois. En cas de traitement antituberculeux, le traitement par BCG‑medac doit être définitivement interrompu. |
7) Infection/réaction systémique au BCG** sans signes de choc septique
| Interrompre définitivement le traitement par BCG‑medac. Envisager une consultation chez un spécialiste des maladies infectieuses. Administrer une trithérapie antituberculeuse* pendant 6 mois ainsi que des corticoïdes à faible dose. |
8) Infection/réaction systémique au BCG avec signes de choc septique | Interrompre définitivement le traitement par BCG‑medac. Administrer immédiatement une trithérapie antituberculeuse* associée à des corticoïdes d'action rapide à dose élevée. Demander l'avis d'un spécialiste des maladies infectieuses. |
* Attention: les bactéries BCG sont sensibles à tous les médicaments antituberculeux actuellement utilisés sauf le pyrazinamide. Si une trithérapie antituberculeuse est nécessaire, l'association normalement recommandée est l'isoniazide (INH), la rifampicine et l'éthambutol.
** voir la définition ci-dessus
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
Surdosage
Le surdosage est peu probable car un flacon de BCG‑medac correspond à une dose.
Il n'existe pas de données indiquant qu'un surdosage peut provoquer d'autres symptômes que les effets indésirables décrits.
Propriétés/Effets
Code ATC
L03AX03
Classe pharmacothérapeutique: immunostimulants, autres immunostimulants
BCG‑medac est une suspension lyophilisée de la souche bacillaire vivante de Calmette-Guérin à faible potentiel infectieux provenant de Mycobacterium bovis, souche RIVM.
Mécanisme d'action
BCG‑medac stimule le système immunitaire et a une activité antitumorale.
Les résultats d'études indiquent que le BCG agit comme un immunostimulant non-spécifique, que son action n'est pas unique mais qu'il a plusieurs actions impliquant les cellules du système immunitaire. Le BCG a un effet stimulateur sur la rate, il majore la fonction des macrophages dans la rate et active les cellules tueuses naturelles. L'instillation du BCG stimule le taux des granulocytes, monocytes/macrophages et de lymphocytes T, ce qui indique une activation locale du système immunitaire. Les cytokines IL1, IL2, IL6 et TNFα sont également augmentées.
Pharmacodynamique
Sans objet
Efficacité clinique
Sans objet
Pharmacocinétique
Absorption
Sans objet
Distribution
Sans objet
Métabolisme
Sans objet
Élimination
La plupart des bactéries BCG sont éliminés dans les urines dans les premières heures après l'instillation. Le passage à travers la paroi urothéliale intacte des mycobactéries reste inconnu. Des cas isolés de persistance du BCG dans les voies urinaires pendant plus de 16 mois ont été rapportés.
Cinétique pour certains groupes de patients
Sans objet.
Données précliniques
La toxicité, les propriétés d'immunostimulation et l'activité antitumorale de la souche RIVM du BCG a été étudiée chez différents animaux. Des doses élevées de BCG ont provoqué un retard pondéral chez la souris et des troubles hépatiques ont également été observés. L'injection intraveineuse chez le lapin semblait être pyrogène. Des instillations répétées chez le cobaye ont induit des réactions inflammatoires dans la paroi vésicale. Des effets indésirables comme des lésions granulomateuses du foie et des poumons sont survenues aux doses élevées. L'administration intravésicale chez le chien indiquait des petites lésions mécaniques de l'urothélium alors qu'aucun signe d'inflammation active n'a été observé dans le stroma sous-urothélial.
Aucune étude sur la mutagenèse, la carcinogenèse et la reproduction n'a été faite.
Remarques particulières
Incompatibilités
BCG‑medac ne doit pas être mélangé avec les solutions hypotoniques et hypertoniques.
Stabilité
Ce médicament ne doit être utilisé que jusqu'à la date indiquée par «EXP» sur l'emballage.
Durée de conservation après ouverture
La stabilité physico-chimique en cours d'utilisation a été démontrée pendant 24 heures lorsque le produit est conservé à l'abri de la lumière à température ambiante (entre 20 °C et 25 °C) ou au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C).
D'un point de vue microbiologique, le médicament doit être utilisé immédiatement.
S'il n'est pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de conservation du produit avant utilisation relèvent de la responsabilité de l'utilisateur mais ne devront normalement pas dépasser 24 heures entre 2 °C et 8 °C, sauf si la reconstitution a eu lieu dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.
Remarques particulières concernant le stockage
A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C).
Ne pas congeler.
A conserver dans l'emballage d'origine à l'abri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir rubrique « Durée de conservation après ouverture ».
Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Informations importantes concernant l'utilisation de BCG‑medac
BCG‑medac ne doit être utilisé que par des professionnels de santé expérimentés.
S'assurer que les conditions de conservation sont adaptées (voir rubrique « Remarques particulières concernant le stockage ») et vérifier l'intégrité du conditionnement.
BCG‑medac doit être administré dans les conditions requises pour l'endoscopie intravésicale.
BCG‑medac ne doit pas être administré par voie sous‑cutanée, intradermique, intramusculaire, intraveineuse ni pour la vaccination contre la tuberculose.
Le connecteur pour cathéter Luer‑Lock de la poche de solvant ne doit être utilisé que dans le cadre d'une instillation intravésicale !
Principes de base et mesures de protection pour l'utilisation de BCG‑medac
En général, il convient d'éviter tout contact direct avec BCG‑medac. BCG-medac est un médicament qui peut entraîner une infection chez l'être humain et présenter un risque pour les professionnels de santé. Un danger peut exister si le médicament pénètre dans l'organisme via une peau lésée, si des aérosols sont inhalés, si des gouttelettes pénètrent dans les yeux ou entrent en contact avec les muqueuses, ou s'il est ingéré. Ne pas manger, boire ou fumer dans les zones de travail et ne pas conserver de nourriture, de boissons ou de produits contenant du tabac dans ces zones. BCG‑medac ne doit pas être manipulé dans une pièce où des médicaments cytotoxiques sont préparés pour une utilisation par voie intraveineuse ni être manipulés par le personnel qui prépare des médicaments cytotoxiques destinés à une utilisation par voie intraveineuse.
Le médicament ne doit pas être manipulé par des personnes présentant une immunodéficience connue.
Durant la manipulation, il est recommandé de porter un équipement de protection individuelle constitué d'une blouse de protection fermée résistante aux éclaboussures, de gants jetables, d'un masque de protection respiratoire FFP2 et de lunettes de protection avec écrans latéraux. BCG‑medac ne doit être transporté que dans des contenants fermés (pour connaître les conditions de conservation après ouverture, voir rubrique « Durée de conservation après ouverture »).
Une fois le travail terminé, essuyer les surfaces de travail avec une solution désinfectante adaptée. Après le travail et en cas de contact avec la peau, se désinfecter les mains à l'aide d'un désinfectant pour les mains, les laisser sécher, les laver et utiliser des produits de soin pour la peau.
Tests à la tuberculine intradermiques
Le traitement intravésical par BCG‑medac pourrait induire une sensibilité à la tuberculine et compliquer l'interprétation ultérieure des tests à la tuberculine intradermiques réalisés pour diagnostiquer une infection mycobactérienne. Donc, la réactivité du patient à la tuberculine devrait être réalisée avant l'administration de BCG‑medac.
Préparation de la suspension intravésicale reconstituée
Avant utilisation, le médicament doit être remis en suspension dans des conditions aseptiques à l'aide d'une solution de chlorure de sodium stérile à 0,9 % (9 mg/mL) (voir les instructions d'utilisation, étape 7). Le cathéter doit être mis en place avec une attention toute particulière pour éviter les lésions de l'épithélium urétral et vésical, qui pourraient entraîner une infection systémique au BCG. Il est recommandé d'utiliser un lubrifiant pour limiter le risque de cathétérisme traumatique et pour que la procédure soit plus confortable. Il est possible que les femmes aient besoin de moins de lubrifiant que les hommes. Aucune influence sur l'efficacité du produit liée à l'éventuel effet antiseptique du lubrifiant n'a été observée. Vider la vessie après le cathétérisme pour réduire la quantité de lubrifiant potentiellement introduit avant d'administrer BCG‑medac. La suspension est mélangée en la remuant délicatement avant utilisation. Les particules visibles au niveau macroscopique n'ont aucune influence sur l'efficacité et la sécurité du médicament.
Le contenu du flacon est destiné à une utilisation unique/une dose unique exclusivement. Toute solution restante doit être éliminée.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur sur le plan local.
Comportement en cas d'urgence et de renversement de BCG‑medac
Porter des vêtements de protection et éviter de remuer la poussière.
Couvrir de cellulose la suspension de BCG‑medac renversée et l'humidifier avec un désinfectant dont l'efficacité a été prouvée contre les mycobactéries. Après avoir essuyé la suspension de BCG‑medac renversée, nettoyer à nouveau la surface avec une solution désinfectante et laisser sécher. En cas de renversement sur la peau, traiter à l'aide d'un désinfectant adapté.
Premiers secours
Toujours consulter un médecin en cas de contamination.
En cas de contact avec la peau: retirer les vêtements contaminés. Désinfecter et nettoyer la peau et vérifier si des plaies ont pu être contaminées.
En cas de contact avec les yeux: laver l'œil concerné avec une solution de lavage oculaire en quantité suffisante ou, à défaut, avec de l'eau. Retirer les lentilles de contact, le cas échéant.
En cas d'ingestion: rincer la bouche avec de l'eau en abondance.
En cas d'inhalation: s'assurer que l'apport d'air frais est suffisant.
Pour de plus amples informations sur le cathéter, veuillez consulter le mode d'emploi correspondant.
Numéro d’autorisation
69954 (Swissmedic)
Titulaire de l’autorisation
Labatec Pharma SA, 1217 Meyrin (Genève).
Fabricant
medac GmbH, Wedel, Allemagne
Mise à jour de l’information
Médicament de comparaison étranger: Décembre 2024
Avec ajout d'informations pertinentes pour la sécurité par Swissmedic: Décembre 2025
Instructions destinées aux utilisateurs de BCG‑medac
Composants et application du système d'instillation
Principaux composants du système d'instillation

Principaux composants | Description |
A | Flacon de poudre |
B | Enveloppe de protection |
C | Poche de solvant contenant une solution de chlorure de sodium à 0,9 % (9 mg/mL) |
C1 | Adaptateur pour flacon avec capuchon de protection et sceau à briser |
C2 | Connecteur pour cathéter Luer-Lock avec capuchon de protection et sceau à briser |
C3 | Pince de pression |
C4 | Port de remplissage sans fonction d'application |
D | Cathéter Luer‑Lock (fourni dans les présentations avec cathéter; pour les présentations sans cathéter, veuillez utiliser un cathéter approprié) |
D1 | Lubrifiant (fourni dans les présentations avec cathéter; pour les présentations sans cathéter, veuillez utiliser un lubrifiant approprié) |
E | Sachet de mise au rebut |
Connexion du flacon à la poche de solvant
1. Posez le sachet de mise au rebut (E) pour qu'il soit prêt pour l'élimination directe du système après instillation afin d'éviter toute contamination.

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2. Retirez le capuchon amovible du flacon (A) et désinfectez le bouchon conformément aux réglementations locales.

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3. Déchirez l'enveloppe de protection (B) de la poche de solvant (C) et retirez complètement l'enveloppe de protection.

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4. Retirez le capuchon de protection de l'adaptateur pour flacon (C1).

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5. Poussez l'adaptateur sur le flacon jusqu'à la butée.

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Mélange de la poudre avec le solvant
6. Pliez le sceau à briser dans le tube de l'adaptateur pour flacon (C1) dans un sens puis dans l'autre plusieurs fois afin de briser le sceau.

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7. Maintenez la poche de solvant afin que le flacon se trouve en dessous.
Pressez plusieurs fois la poche de solvant pour transférer suffisamment de solvant dans le flacon.
Veillez à ne pas remplir complètement le flacon afin de permettre le transfert ultérieur de la suspension dans la poche de solvant. Il est possible qu'il reste un peu de solvant dans la poche.
Remuez lentement le flacon afin de limiter la formation excessive de mousse, tout en mélangeant le médicament au solvant. S'il y a beaucoup de mousse, laissez le flacon reposer brièvement (quelques minutes).
Le contenu du flacon doit former une suspension homogène, ce qui peut prendre quelques minutes.

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8. Retournez la poche de solvant et maintenez-la de sorte que le flacon se trouve au‑dessus.
Maintenez le flacon.
Pressez plusieurs fois la poche de solvant jusqu'à ce que le flacon soit complètement vide.
S'il reste de la poudre dans le flacon, répétez les étapes 7 et 8.
D'un point de vue microbiologique, le médicament doit être utilisé immédiatement. Si le médicament n'est pas utilisé immédiatement, consultez la rubrique « Durée de conservation après ouverture ».
La suspension ne doit pas être instillée à la température du réfrigérateur afin d'éviter que le patient n'ait envie d'uriner, ce qui entraînerait une durée d'exposition raccourcie.

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Cathétérisme
9. Cathétérisez le patient conformément aux réglementations locales et aux instructions d'utilisation à l'aide du cathéter (D) et du lubrifiant (D1) fournis ou d'un autre cathéter et/ou lubrifiant adaptés.
Videz la vessie à l'aide du cathéter.
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Connexion du cathéter à la poche de solvant
10. Afin de mélanger les sédiments, renversez et faites tourner la poche avant de la connecter.
N'administrez pas la suspension à la température du réfrigérateur.
Retirez le capuchon de protection du connecteur pour cathéter (C2).
Connectez le cathéter du patient (D) au connecteur pour cathéter (C2) de la poche de solvant.

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Instillation
11. Pliez le sceau à briser dans le tube du connecteur pour cathéter (C2) dans un sens puis dans l'autre plusieurs fois afin de briser le sceau.
Maintenez fermement le cathéter du patient lors de cette manipulation.

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12. Maintenez la poche de solvant avec le flacon à l'envers au‑dessus de la poche.
Pressez délicatement la poche de solvant avec l'autre main afin que le médicament soit instillé lentement dans la vessie du patient.
Continuez de la presser jusqu'à ce que la poche de solvant et le flacon soient vides.

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13. Expulsez l'air restant de la poche de solvant pour vider au maximum le cathéter.

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Après l'instillation
14. La fermeture de la pince de pression (C3) permet d'éviter un reflux du liquide dans le cathéter et réduit le risque de contamination. Autrement, vous pouvez garder la poche de solvant compressée tout en effectuant les étapes 15 et 16.

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15. Avec précaution, retirez le cathéter de la vessie sans déconnecter la poche de solvant du cathéter. Évitez toute contamination provenant de gouttelettes d'éclaboussure.

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16. Éliminez le produit conformément aux réglementations nationales à l'aide du sachet de mise au rebut.
Le contenu du flacon est destiné à une utilisation unique/une dose unique exclusivement. Toute suspension restante doit être éliminée.

Présentation
32551 — 11/08/2026